top of page

Le saumon et l’omble de Fontaine anadrome ne doivent pas devenir les dommages collatéraux du bar rayé

Plan de gestion du bar rayé 2026 : protéger une espèce ne doit pas fragiliser les autres



Le saumon atlantique et l’omble de fontaine anadrome doivent devenir de véritables critères de décision


Le Québec vient de publier son Plan de gestion du bar rayé 2026. Il s’agit d’un document sérieux, structuré autour de six orientations, quatorze objectifs et quarante-trois actions. Le plan reconnaît la nécessité de suivre les populations de bars rayés, de protéger leurs habitats, d’encadrer leur exploitation et de mieux comprendre leur place dans les écosystèmes du Saint-Laurent. [1]


C’est un progrès.


Mais lorsqu’on analyse ce plan du point de vue du saumon atlantique et de l’omble de fontaine anadrome, une faiblesse majeure apparaît : le document demeure principalement conçu pour gérer, protéger et mettre en valeur le bar rayé.


Les salmonidés sont observés autour du plan. Ils ne sont pas encore placés au centre de ses décisions.


Le saumon atlantique bénéficie d’un objectif particulier visant à évaluer ses interactions avec le bar rayé. L’omble de fontaine anadrome, lui, n’est même pas nommé directement dans les objectifs. Il se retrouve indirectement dans une catégorie générale regroupant les « espèces qui interagissent avec le bar rayé ». [2]


Pour une espèce emblématique et déjà fragilisée comme le saumon, et pour un écotype aussi particulier et aussi mal documenté que l’omble anadrome, ce n’est pas suffisant.


Un bon plan pour gérer le bar, mais pas encore un plan de protection des salmonidés


Le cadre décisionnel du gouvernement repose principalement sur deux critères :


  1. l’abondance de la population de bar rayé;

  2. sa tendance démographique, soit une population stable, en croissance ou en diminution.


Le plan prévoit ensuite d’adapter les modalités d’exploitation selon ces deux indicateurs. En 2025, la population reproductrice du sud du golfe du Saint-Laurent était estimée à environ 547 300 individus. Elle demeure officiellement dans la zone de prudence, avec une tendance considérée comme stable. [1]


Ces informations sont essentielles pour éviter une nouvelle surexploitation du bar rayé.

Mais une question fondamentale est absente du cadre décisionnel :

Quel est le risque que cette population de prédateurs représente pour les populations locales de saumon atlantique et d’omble de fontaine anadrome?

Une population de bar peut être suffisamment abondante pour soutenir une certaine exploitation, tout en produisant une mortalité localement importante sur une petite population de salmonidés.


Les deux réalités ne sont pas contradictoires. On peut protéger le bar rayé contre la surexploitation, tout en intervenant dans une passe migratoire, une embouchure ou une portion d’eau douce où quelques prédateurs concentrés causent une mortalité disproportionnée.


C’est pourquoi l’état des salmonidés doit devenir un troisième critère obligatoire dans toute décision touchant l’accès, les limites de prises et les secteurs d’exploitation du bar rayé.


Tableau 1 — Ce que le plan prévoit et ce qu’il faut ajouter


Enjeu

Ce que prévoit le plan

Ce qu’il faut ajouter

Cadre décisionnel

Abondance et tendance du bar rayé

Un critère obligatoire de risque pour les salmonidés

Saumon atlantique

Étudier les interactions et la prédation

Des seuils d’intervention, des échéanciers et des rivières prioritaires

Omble anadrome

Placé parmi les autres espèces pouvant interagir avec le bar

Le nommer expressément et lui consacrer un programme distinct

Côte-Nord

Reconnue comme un secteur moins étudié

Un réseau permanent de rivières sentinelles

Prédation locale

Résultats souvent résumés à l’échelle provinciale

Des analyses par rivière, habitat et fenêtre migratoire

Changements climatiques

Intégration générale dans la gestion du bar

Suivre le déplacement temporel et géographique du chevauchement avec les salmonidés

Reddition de comptes

Publication éventuelle de résultats et de bilans

Budget, responsables, échéanciers, indicateurs et cibles annuelles

Effet cumulatif

Pressions généralement étudiées séparément

Une approche de type Running the Gauntlet

Le plan d’actions reconnaît lui-même que la Côte-Nord fait partie des territoires moins étudiés qui doivent être priorisés. Il prévoit également de caractériser l’utilisation des rivières à saumon par le bar dans différentes régions salmonicoles et d’évaluer la prédation sur les jeunes stades de saumon. [2]


L’intention est donc présente.


Ce qui manque, c’est le passage de l’intention à l’obligation : quelles rivières seront étudiées, à partir de quelle année, pendant combien de temps, avec quel budget, selon quelle méthode et à partir de quel résultat une intervention sera-t-elle déclenchée?


L’ironie de la rivière Ouelle



Le cas de la rivière Ouelle illustre parfaitement pourquoi il faut être extrêmement prudent avant de généraliser un résultat local.


La rivière Ouelle est la seule rivière québécoise où un suivi télémétrique avait démontré une présence soutenue de bars rayés à l’embouchure au printemps, pendant une période favorable à la migration des saumoneaux. Au printemps 2018, le contenu stomacal de 184 bars rayés y a été analysé. Aucun saumoneau n’a été identifié.


Ce résultat mérite d’être considéré.


Mais le même rapport reconnaît explicitement que la faible abondance du saumon atlantique dans la rivière Ouelle pourrait expliquer l’absence de saumoneaux dans les estomacs des bars. Malgré cette réserve majeure, le document utilise ensuite ce résultat pour conclure à un faible risque de prédation des saumoneaux par le bar rayé sur l’ensemble du territoire québécois. [3]

Voilà toute l’ironie.


On étudie la prédation dans une rivière produisant relativement peu d’habitat salmonicole et où le saumon est faiblement abondant. On n’y retrouve pas de saumoneaux dans les estomacs. Puis on utilise ce résultat pour rassurer la population à propos de rivières beaucoup plus grandes et complètement différentes.


C’est comme aller compter les loups dans un stationnement, ne pas en trouver, puis conclure qu’il n’y en a pas dans la forêt. Le problème n’est pas d’avoir étudié la rivière Ouelle. Toute donnée est utile. Le problème est de transformer une absence de détection, obtenue dans un contexte de faible abondance des proies, en conclusion générale applicable à toutes les rivières du Québec. Une absence de saumoneau dans un échantillon ne prouve pas une absence universelle de prédation. Elle prouve seulement qu’aucun saumoneau n’a été identifié dans cet échantillon précis, à cet endroit précis et pendant cette période précise.


La Côte-Nord n’est pas la rivière Ouelle


La comparaison des unités de production salmonicole montre à quel point les systèmes diffèrent.


La rivière Ouelle compte environ 673 476 unités de production d’habitat. À titre comparatif, les valeurs répertoriées atteignent notamment :


  • 2,14 millions pour la Godbout;

  • 2,22 millions pour Aux Rochers;

  • 4,02 millions pour la Saint-Jean de la Côte-Nord;

  • 9,04 millions pour la Moisie;

  • plus de 16 millions pour la Natashquan. [3]


Ces unités de production ne représentent pas le nombre réel de saumoneaux produits ou dévalant chaque année. Elles correspondent à une superficie d’habitat accessible pondérée selon sa qualité pour le stade tacon. Elles démontrent néanmoins une chose essentielle : les rivières comparées ne possèdent absolument pas la même capacité d’habitat ni la même échelle écologique.


Graphique 1 — Comparaison de la rivière Ouelle et de plusieurs rivières nord-côtières



La Côte-Nord possède également des dévalaisons plus tardives à mesure que l’on progresse vers l’est. Les saumoneaux quittent les rivières lorsque les conditions de débit, de température et de développement physiologique deviennent favorables. Le risque dépend donc moins d’une moyenne provinciale que de la réponse à trois questions :

Le bar est-il présent?


Les saumoneaux ou les ombles migrateurs sont-ils présents au même moment? Les deux espèces sont-elles concentrées dans le même corridor? Lorsque les trois réponses sont positives, le risque mérite une étude intensive, peu importe ce que démontre une moyenne calculée à partir de dizaines de secteurs différents.


Quand la moyenne provinciale cache le risque local


Les résultats québécois sont souvent présentés sous la forme suivante : depuis 2014, plus de 1 200 contenus stomacaux de bars rayés ont été analysés et les salmonidés, tous stades confondus, représentaient moins de 1 % du volume total des proies.

Cette statistique est pertinente.


Mais elle peut également être trompeuse lorsqu’elle est utilisée seule.

Elle mélange des bars capturés dans différentes régions, différentes saisons et différents habitats. Plusieurs de ces poissons n’avaient probablement aucune possibilité réelle de rencontrer un saumon ou un omble.


Lorsqu’on cible plutôt les bars qui sont entrés dans les portions d’eau douce de rivières à saumon, le portrait change considérablement.


Sur 87 bars analysés dans cinq rivières, 71 % s’étaient alimentés et 23 % contenaient des tacons ou des salmonidés qui ne pouvaient pas être identifiés précisément. Des bars avaient également été observés dans la portion d’eau douce de 22 rivières en 2017. [3]

La prédation n’est donc pas imaginaire.


Elle est documentée.


La véritable incertitude concerne son intensité, sa répartition et ses conséquences démographiques sur chaque population.


Une moyenne provinciale inférieure à 1 % peut coexister avec un foyer local où près du quart des bars échantillonnés ont consommé un jeune salmonidé.


Ce n’est pas une contradiction statistique.

C’est une démonstration de l’importance de l’échelle d’analyse.


Pour une grande population de saumons, une mortalité supplémentaire peut parfois être absorbée. Pour une rivière qui ne reçoit plus que quelques dizaines de grands saumons, ou dont la déposition d’œufs est déjà déficitaire, chaque perte supplémentaire prend une tout autre importance.



L’omble de fontaine anadrome : le grand oublié


Le problème devient encore plus évident lorsqu’on examine la situation de l’omble de fontaine anadrome.


Le Plan de gestion de l’omble de fontaine 2020-2028 reconnaît que les populations anadromes n’ont pas été intégrées au plan général parce que leur écologie est très différente de celle des populations résidentes. Il reconnaît également que les informations demeurent fragmentaires et que les outils de suivi ne sont pas standardisés à l’échelle provinciale. [4]


Autrement dit, l’omble anadrome est suffisamment différent pour être exclu du plan général, mais il ne bénéficie toujours pas d’un cadre permanent comparable à celui du saumon ou du bar rayé.


Pendant ce temps, il continue d’être exposé à plusieurs pressions :


  • exploitation récréative;

  • pêche alimentaire;

  • pêche commerciale dans certains secteurs de la Côte-Nord;

  • captures accidentelles;

  • dégradation et fragmentation de l’habitat;

  • réchauffement de l’eau;

  • perte de refuges thermiques;

  • prédation en rivière, en estuaire et en milieu côtier.


Le rapport gouvernemental sur la pêche commerciale reconnaît que plusieurs populations d’ombles de fontaine ont décliné au cours des dernières décennies et que les connaissances sur l’état des stocks anadromes demeurent fragmentaires. Il précise également que la récolte en mer retire des individus migrateurs qui ne pourront plus revenir contribuer à la reproduction en eau douce. [5]


L’omble anadrome utilise précisément les habitats où le risque d’interaction avec le bar rayé peut devenir important : embouchures, estuaires, zones côtières peu profondes, corridors migratoires et portions inférieures des rivières. Contrairement au saumoneau, qui quitte la rivière pour une longue migration océanique, l’omble anadrome peut effectuer des migrations côtières saisonnières et revenir en eau douce après quelques mois. Il est donc susceptible de traverser plusieurs fois certaines zones de concentration de prédateurs.


Pourtant, le plan du bar rayé ne le nomme pas explicitement. C’est une lacune qui doit être corrigée.


Running the Gauntlet : le problème n’est peut-être pas une seule menace


Le débat public cherche souvent un coupable unique.

Le bar rayé.

Les phoques.

Les changements climatiques.

La pêche.

L’aquaculture.

La perte d’habitat.

La faible disponibilité des proies en mer.


Mais le saumoneau ne rencontre jamais une seule menace. Lorsqu’il quitte sa rivière, il commence un véritable parcours du combattant. Il doit traverser une embouchure où peuvent se concentrer les oiseaux piscivores, les phoques et les poissons prédateurs. Il doit s’adapter physiologiquement à l’eau salée. Il doit trouver rapidement suffisamment de nourriture, alors que les petites proies dont il dépend sont elles-mêmes recherchées par plusieurs espèces.


Ensuite viennent les modifications du milieu marin, la compétition alimentaire, les maladies, les parasites, le réchauffement, le déplacement des réseaux trophiques et les milliers de kilomètres à parcourir.


S’il survit et revient comme adulte, il doit encore traverser les pêches, les prédateurs côtiers, les faibles débits, les épisodes d’eau chaude et les obstacles présents dans sa rivière.

C’est le principe développé dans Running the Gauntlet.


Cette hypothèse ne prétend pas que le bar rayé explique seul le déclin du saumon. Elle propose plutôt que nous sous-estimons peut-être l’effet cumulatif de toutes les pressions subies successivement par le même poisson. [6]


Le bar rayé n’a pas besoin d’être responsable de 50 % de la mortalité pour devenir biologiquement important. Il suffit qu’il ajoute quelques points de mortalité à une population qui a déjà perdu sa marge de sécurité à cause de toutes les autres pressions. Une mortalité considérée comme faible de manière isolée peut devenir déterminante lorsqu’elle s’ajoute à dix autres mortalités considérées, elles aussi, comme faibles ou modérées.

Cette logique s’applique également à l’omble de fontaine anadrome.


Ce que le Québec devrait faire maintenant


Il ne s’agit pas de lancer une guerre contre le bar rayé. La population du sud du golfe demeure dans la zone de prudence, et le bar rayé lui-même est vulnérable à la surexploitation. Une réduction aveugle et généralisée serait difficile à défendre scientifiquement. [1]

La solution efficace est une gestion ciblée, mesurable et adaptée à chaque rivière.


1. Ajouter un troisième critère au cadre décisionnel


Toute modification de la pêche au bar rayé devrait évaluer :


  • l’état de la population de bar;

  • sa tendance démographique;

  • le risque pour les populations locales de salmonidés.


Une augmentation des prises ne devrait pas être autorisée dans un secteur où une population de saumon ou d’omble est en déclin et où un chevauchement migratoire important est documenté.



2. Créer un réseau de rivières sentinelles sur la Côte-Nord

Le réseau devrait couvrir, au minimum, des rivières représentatives de différentes tailles et régions :


Godbout, Trinité, Aux Rochers, Moisie, Sheldrake, Saint-Jean, Mingan et Natashquan.


Chaque station devrait suivre simultanément :


  • la dévalaison des saumoneaux;

  • les mouvements de l’omble anadrome;

  • la présence et l’abondance du bar;

  • les incursions en eau douce;

  • la température;

  • le débit;

  • la salinité;

  • les autres prédateurs.


3. Étudier la véritable fenêtre migratoire


Les études ne doivent pas commencer à une date fixe décidée plusieurs mois à l’avance.

Elles doivent commencer avant la première dévalaison et se poursuivre jusqu’au passage des derniers saumoneaux. La fenêtre doit être déterminée par les conditions réelles de chaque rivière.


Étudier quelques jours en dehors du sommet de migration peut produire une conclusion complètement différente de celle obtenue pendant la semaine critique.


4. Combiner plusieurs méthodes


L’analyse visuelle des estomacs ne suffit pas toujours. Une proie partiellement digérée peut devenir impossible à identifier.


Il faut combiner :


  • télémétrie acoustique;

  • émetteurs capables de signaler une prédation;

  • métabarcoding génétique;

  • ADN environnemental;

  • caméras et sonars;

  • contenu stomacal;

  • suivi des dévalaisons et des retours adultes.


5. Prévoir des seuils d’intervention


Lorsque des bars entrent dans une passe migratoire, un refuge thermique ou une portion d’eau douce où se concentrent des jeunes salmonidés, une équipe autorisée devrait pouvoir intervenir rapidement.


Les interventions pourraient comprendre :


  • retrait ciblé;

  • déplacement ou effarouchement;

  • fermeture temporaire d’un secteur;

  • intensification de l’échantillonnage;

  • protection renforcée de la population locale de salmonidés.


6. Nommer officiellement l’omble anadrome


L’omble de fontaine anadrome ne doit plus être caché dans une catégorie générale d’« autres espèces ».

Il doit bénéficier :


  • d’un objectif spécifique dans le plan du bar rayé;

  • d’un nouveau plan d’action provincial;

  • d’indicateurs de population;

  • d’un réseau de suivi;

  • de seuils de conservation;

  • d’une réévaluation complète de toutes ses sources de mortalité.


7. Mesurer l’effet cumulatif


La gestion doit cesser d’examiner chaque menace dans une boîte séparée.

Une étude moderne devrait suivre des cohortes de saumoneaux et d’ombles à travers plusieurs étapes de leur migration afin de déterminer comment la prédation, la température, le débit, l’alimentation, les captures et les habitats interagissent.


C’est seulement ainsi que l’hypothèse Running the Gauntlet pourra être confirmée, corrigée ou rejetée scientifiquement.


Conclusion — L’absence de preuve ne doit plus devenir une preuve d’absence


Le Plan de gestion du bar rayé 2026 est une base utile. Il reconnaît l’importance de mieux comprendre les interactions avec le saumon. Il identifie la Côte-Nord comme une région moins étudiée. Il prévoit de poursuivre les recherches et de publier les résultats.


Mais il demeure encore trop orienté vers la mise en valeur du bar rayé et pas assez vers la protection obligatoire des salmonidés qui partagent les mêmes habitats.

L’utilisation de la rivière Ouelle pour produire une conclusion rassurante à l’échelle du Québec démontre exactement pourquoi nous devons changer d’approche.


Le rapport reconnaît que la faible abondance du saumon dans cette rivière pouvait expliquer l’absence de saumoneaux dans les estomacs. Malgré cela, on a généralisé ce résultat à des rivières possédant des superficies d’habitat, des dévalaisons et des réalités écologiques complètement différentes. Ce n’est pas une démonstration que le bar rayé menace toutes les rivières. Mais ce n’est certainement pas non plus une démonstration qu’il ne représente aucun problème important sur la Côte-Nord.


La réponse honnête est que nous ne le savons pas encore suffisamment.

Et lorsque nous ne savons pas, la prudence scientifique ne consiste pas à choisir l’hypothèse la plus rassurante. Elle consiste à aller étudier le phénomène là où le risque est le plus grand : dans les rivières possédant des dévalaisons importantes, pendant la véritable sortie des saumoneaux, aux endroits où le bar est présent en nombre et dans les passages où les poissons sont concentrés. Le saumon atlantique et l’omble de fontaine anadrome n’ont plus assez de marge pour que l’absence de connaissances serve de justification à l’inaction.

Protéger le bar rayé est légitime.


Mais une gestion réellement écosystémique doit aussi garantir que cette protection et sa mise en valeur ne se feront jamais au détriment des salmonidés les plus vulnérables.

Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre le bar, le saumon et l’omble. Le véritable enjeu est de construire une gestion capable de les considérer ensemble, au bon endroit, au bon moment et à la bonne échelle.


Sources

[1] Gouvernement du Québec. Plan de gestion du bar rayé au Québec 2026 — Document synthèse. État des populations, six orientations, quatorze objectifs, quarante-trois actions et cadre décisionnel. (CDN Contenu Québec)

[2] Gouvernement du Québec. Orientations, objectifs et actions du Plan de gestion du bar rayé 2026. Actions concernant la Côte-Nord, le saumon atlantique, les espèces interagissant avec le bar et les changements climatiques. (CDN Contenu Québec)

[3] Pêches et Océans Canada. Information sur le saumon atlantique au Québec. Résultats des contenus stomacaux, cas de la rivière Ouelle, incursions en eau douce et unités de production des rivières. (Publications Canada)

[4] Gouvernement du Québec. Plan de gestion de l’omble de fontaine au Québec 2020-2028. Exclusion des populations anadromes en raison de leur écologie distincte et des lacunes de suivi. (CDN Contenu Québec)

[5] Gouvernement du Québec. Caractérisation des débarquements de la pêche commerciale à l’omble de fontaine anadrome sur la Côte-Nord. État des connaissances, exploitation, pressions et effets sur les populations d’eau douce. (CDN Contenu Québec)

[6] Jocelyn LeBlanc. Running the Gauntlet. Hypothèse portant sur l’effet cumulatif des pressions rencontrées par le saumoneau pendant sa migration. (Shed à Plumes - Feather Shed)



Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note

Offres spéciales

bottom of page