Remise à l’eau du saumon atlantique : le garder dans l’eau pour lui donner une véritable chance
Analyse scientifique des effets de l’exposition à l’air, des manipulations inadéquates et des photographies hors de l’eau
Pourquoi un saumon destiné à être relâché devrait rester entièrement dans l’eau
Par Jocelyn LeBlanc

La remise à l’eau ne consiste pas seulement à remettre un saumon vivant dans la rivière après l’avoir capturé. Son véritable objectif est de lui donner les meilleures chances possibles de survivre, de poursuivre sa migration et, surtout, de participer à la reproduction.
Pourtant, des saumons sont encore régulièrement sortis de l’eau pour être décrochés, admirés ou photographiés. Cette pratique est devenue tellement fréquente sur les réseaux sociaux qu’elle est maintenant perçue par plusieurs comme une étape normale de la pêche.
Elle ne l’est pas.
Le principe le plus simple, le plus cohérent et le plus protecteur est le suivant :
Un saumon atlantique destiné à être remis à l’eau devrait demeurer entièrement dans l’eau, de son arrivée dans l’épuisette jusqu’à son départ.
L’objectif de zéro seconde hors de l’eau ne signifie pas qu’une seule seconde provoquera automatiquement la mort de chaque saumon. La science ne permet pas d’établir une frontière universelle où quelques secondes seraient toujours sécuritaires et où la seconde suivante deviendrait mortelle.
Elle démontre cependant que l’exposition à l’air ajoute un stress évitable à un poisson déjà éprouvé par le combat. Elle peut aggraver les perturbations physiologiques, prolonger la récupération et compromettre la survie, la migration ou le succès reproducteur.
Puisque sortir le poisson n’apporte aucun avantage biologique au saumon, la meilleure durée d’exposition demeure tout simplement : aucune.
Le saumon est déjà éprouvé par le combat
Lorsqu’un saumon est ferré, il tente de fuir en produisant un effort musculaire intense. Selon la durée du combat, la température de l’eau, la force du courant, la taille du poisson et l’équipement utilisé, cet effort peut dépasser sa capacité à fournir suffisamment d’oxygène à ses muscles.
Son organisme doit alors recourir davantage au métabolisme anaérobie. Cela entraîne notamment une accumulation de lactate, une perturbation de l’équilibre acido-basique, une diminution des réserves énergétiques disponibles et une dette en oxygène. Le saumon peut donc sembler vigoureux tout en étant profondément perturbé sur le plan physiologique.
Le fait qu’il donne encore des coups de queue ou qu’il reparte rapidement ne signifie pas qu’il est complètement rétabli. Cela démontre seulement qu’il est encore capable de nager à ce moment précis. Le combat constitue le premier stress. Le sortir ensuite de l’eau ajoute un second stress exactement au moment où son organisme tente de récupérer.
Pourquoi les branchies fonctionnent-elles mal hors de l’eau?

Les branchies sont conçues pour fonctionner dans l’eau. Lorsque le saumon est immergé, l’eau circule entre les fines lamelles branchiales. Ces structures offrent une immense surface d’échange permettant au poisson de capter l’oxygène dissous et d’évacuer le dioxyde de carbone. Hors de l’eau, les lamelles ne sont plus soutenues normalement. Elles peuvent s’affaisser et adhérer les unes aux autres, réduisant la surface fonctionnelle disponible pour les échanges respiratoires. Le problème est particulièrement important après un combat, car les besoins en oxygène du saumon sont alors élevés.
Une étude classique de Ferguson et Tufts, réalisée chez des truites arc-en-ciel épuisées expérimentalement, a montré qu’une exposition à l’air de 60 secondes faisait chuter de plus de 80 % la tension d’oxygène sanguine et le transport de l’oxygène par l’hémoglobine. L’exposition a également aggravé l’acidose et augmenté les concentrations de lactate. [1]
Cette étude portait sur la truite arc-en-ciel, et non sur le saumon atlantique. Les pourcentages de mortalité ne doivent donc pas être appliqués directement aux saumons sauvages de nos rivières. Elle démontre toutefois clairement le mécanisme physiologique commun aux salmonidés :
Un poisson épuisé a besoin de respirer davantage, mais l’exposition à l’air réduit précisément sa capacité à le faire.

L’effet combiné de l’effort et de l’exposition à l’air
Dans l’expérience de Ferguson et Tufts, la survie observée douze heures après le traitement était d’environ :
88 % chez les poissons ayant subi l’effort sans exposition à l’air;
62 % après l’effort suivi de 30 secondes d’exposition à l’air;
28 % après l’effort suivi de 60 secondes d’exposition à l’air. [1]
Ces résultats proviennent d’une expérience de laboratoire sur une autre espèce de salmonidé. Ils ne représentent pas un tableau de mortalité applicable directement au saumon atlantique.
Ils illustrent néanmoins un principe fondamental : l’exposition à l’air après un effort intense peut transformer un stress déjà important en une perturbation beaucoup plus grave.
Un poisson qui repart n’est pas nécessairement indemne
Une erreur fréquente consiste à affirmer :
« Le poisson est reparti fort, donc il était correct. »
Le départ du saumon ne permet pas de mesurer :
son niveau d’oxygène sanguin;
son degré d’acidose;
ses réserves énergétiques;
la durée complète de sa récupération;
sa capacité à franchir un obstacle;
sa capacité à rejoindre un refuge thermique;
sa vulnérabilité aux infections;
sa probabilité de réussir sa reproduction;
sa survie au cours des heures ou des jours suivants.
La mortalité immédiate et visible ne représente donc qu’une partie du problème. Certains effets sont différés. D’autres sont sublétaux : le poisson survit, mais sa migration, son comportement ou sa reproduction peuvent être compromis.
L’exposition à l’air peut affecter la reproduction

Une étude réalisée sur des saumons atlantiques sauvages de la rivière des Escoumins, au Québec, a évalué les effets de la capture et de la remise à l’eau sur le succès reproducteur.
Les chercheurs ont observé une interaction négative entre la température de l’eau et la durée de l’exposition à l’air. Le succès reproducteur des plus gros saumons semblait également davantage affecté par la capture que celui des poissons plus petits. [2]
Cette étude est importante parce qu’elle démontre qu’un saumon peut survivre à la remise à l’eau, poursuivre sa migration et néanmoins produire moins de descendants.

Une autre étude, menée sur la rivière Rimouski, a montré qu’au moins 83 % des saumons remis à l’eau ayant franchi le barrage étudié avaient réussi à se reproduire. Cependant, le succès reproducteur des femelles remises à l’eau ne représentait qu’environ 73 % de celui des femelles non capturées. Les poissons capturés dans une eau plus chaude étaient également moins susceptibles de se présenter à la passe utilisée pour le suivi. [3]
Cela signifie que la survie apparente ne garantit pas une contribution reproductive normale.
Des effets possibles jusque dans la génération suivante
Les conséquences du stress de capture pourraient même dépasser l’individu relâché.
Une expérience menée sur des saumons atlantiques sauvages peu avant la fraie a montré que les traitements simulant la capture, l’exercice et l’exposition à l’air accéléraient la progression de champignons du genre Saprolegnia sur le corps des poissons. Les femelles soumises à l’exercice ou à l’exposition à l’air ont également produit moins d’œufs. [4]
Une étude publiée en 2026 a ensuite observé des différences comportementales chez la progéniture de saumons ayant subi des traitements simulant la capture et la remise à l’eau. Les jeunes issus des parents soumis à l’effort et à une exposition prolongée à l’air étaient moins actifs et moins explorateurs. Certains groupes présentaient également davantage d’agressivité. [5]
Ces expériences contrôlées ne reproduisent pas parfaitement chaque remise à l’eau réalisée en rivière. Elles montrent toutefois que les effets peuvent être subtils, retardés et difficiles à observer à l’œil nu.
La température augmente le risque

La température de l’eau est l’un des facteurs les plus importants dans la survie du saumon après une capture.
Lorsque l’eau se réchauffe, la quantité d’oxygène disponible diminue, alors que les besoins métaboliques du poisson augmentent. Le combat devient plus coûteux, la récupération devient plus difficile et la marge permettant au saumon d’absorber un stress supplémentaire se rétrécit.
Une analyse regroupant plusieurs études sur le saumon atlantique a estimé que la mortalité après remise à l’eau demeurait généralement inférieure à 5 % lorsque la température était inférieure à 12 °C. Entre 18 et 20 °C, les estimations variaient de 7 à 33 %, avec une moyenne d’environ 16 %. [6]
Ces nombres représentent des probabilités moyennes obtenues à partir de plusieurs études. Ils ne signifient pas que chaque remise à l’eau réalisée à 19 °C entraînera exactement 16 % de mortalité.
Ils démontrent cependant une tendance claire :
Plus l’eau est chaude, plus la marge de sécurité du saumon diminue.
Une étude publiée en 2024 a également conclu que la température au moment précis de la capture constituait un meilleur prédicteur de la survie que les températures rencontrées par le poisson après sa remise à l’eau. Quatre saumons sur 18 remis à l’eau à une température égale ou supérieure à 20 °C sont morts, comparativement à un saumon sur 13 capturé dans une eau plus fraîche, mais ayant ensuite rencontré des températures moyennes égales ou supérieures à 20 °C. [7]
Le gouvernement du Québec reconnaît également que l’augmentation de la température réduit l’oxygène disponible, augmente le stress et diminue la survie des saumons remis à l’eau. La réglementation permet une fermeture lorsque la température dépasse 22 °C le matin et que cette situation risque de se prolonger. [8]
Il faut toutefois comprendre qu’un seuil réglementaire n’est pas une garantie de sécurité biologique. Un saumon n’est pas parfaitement protégé à 21,9 °C pour devenir soudainement vulnérable à 22 °C.
Le risque augmente progressivement.
Pourquoi viser zéro seconde plutôt qu’une limite de dix secondes?

Certains recommandent de limiter l’exposition à l’air à cinq ou dix secondes. Une exposition très courte est évidemment préférable à une longue séance de manipulation. Le problème est qu’il n’existe pas de durée universellement sécuritaire.
Le risque dépend notamment :
de la température de l’eau;
de la durée du combat;
de la taille du saumon;
de son état énergétique;
de la proximité de la fraie;
de la profondeur de l’eau;
de la qualité de la manipulation;
du nombre d’expositions successives.
Le temps réel est aussi souvent sous-estimé. Une photographie présentée comme une exposition de cinq secondes peut être précédée d’une première sortie au moment de saisir le poisson, d’une autre pendant le décrochage, puis d’une attente pendant que la caméra est préparée.
Le saumon peut finalement subir plusieurs expositions successives totalisant beaucoup plus que les quelques secondes rapportées.
La règle du zéro seconde est donc plus claire, plus facile à enseigner et plus difficile à interpréter de manière permissive.
Il est insensé de sortir un saumon pour les réseaux sociaux
Il est insensé de compromettre la survie ou le succès reproducteur d’un saumon uniquement pour obtenir une photographie destinée à Facebook, Instagram ou à une autre plateforme.
Une photographie ne constitue pas une étape nécessaire de la remise à l’eau.
Elle n’aide pas le saumon à récupérer. Elle ne facilite pas sa migration. Elle n’améliore ni sa survie ni sa reproduction.
Elle bénéficie uniquement au pêcheur, alors que tous les risques sont assumés par le poisson.
La photographie doit être adaptée au saumon. Le saumon ne doit jamais être adapté ou sacrifié pour la photographie.
Un souvenir peut être conservé avec le poisson entièrement immergé. Lorsque les conditions ne permettent pas de prendre correctement la photographie, le geste responsable consiste simplement à renoncer à l’image. Une photographie ratée peut être oubliée. Un saumon blessé, échappé sur les roches ou mort après sa remise à l’eau ne peut pas être remplacé.
Une mauvaise manipulation devenue une norme visuelle
Sur les réseaux sociaux, nous voyons régulièrement des saumons :
tenus à hauteur de poitrine;
transportés vers un meilleur arrière-plan;
serrés sous l’abdomen;
suspendus par la queue;
gardés hors de l’eau pendant plusieurs photographies;
déposés sur des roches, du gravier ou le fond d’une embarcation.
À force d’être répétée, partagée et récompensée par des réactions positives, cette manipulation inadéquate est devenue une norme visuelle.
Ce n’est pourtant pas parce qu’une pratique est fréquente qu’elle est responsable. Ce n’est pas parce qu’elle a été répétée pendant des décennies qu’elle demeure conforme aux connaissances actuelles.
Les pratiques doivent évoluer avec la science.
Les nouveaux pêcheurs imitent les pêcheurs expérimentés
Les nouveaux pêcheurs apprennent en observant les autres. Ils reproduisent les gestes des pêcheurs expérimentés, des guides, des responsables de rivière, des créateurs de contenu et des personnes qu’ils considèrent comme des modèles.
Lorsqu’un pêcheur expérimenté publie une photographie avec un saumon complètement sorti de l’eau, il ne montre pas seulement sa capture. Il enseigne indirectement que cette manipulation est acceptable.
La personne qui regarde la photographie ne connaît pas la durée réelle de l’exposition. Elle ne voit pas les manipulations précédentes. Elle ne connaît pas l’état du saumon une heure ou une journée plus tard. Elle voit seulement un geste à reproduire. Plus une personne possède d’expérience, de visibilité ou d’influence, plus sa responsabilité est grande.
Les mauvaises pratiques se transmettent par imitation. Les bonnes pratiques également.
Les guides, les gestionnaires, les associations et les pêcheurs expérimentés devraient donc montrer le saumon entièrement immergé dans leurs publications. Une photographie responsable peut aider à créer une nouvelle norme.
Sortir le saumon augmente le risque de chute
Un saumon vivant est puissant, lourd, glissant et imprévisible. Même s’il semble calme, il peut se débattre brusquement. Un simple mouvement peut le faire glisser des mains du pêcheur.
Le poisson peut alors tomber :
sur des roches;
sur le gravier;
sur la berge;
sur le fond d’une embarcation;
dans une eau insuffisamment profonde pour amortir sa chute.
Une telle chute peut provoquer des blessures aux branchies, aux yeux, à la tête, aux nageoires ou à la colonne vertébrale. Elle peut aussi entraîner des lésions internes qui ne seront pas immédiatement visibles. Le poisson peut repartir malgré un traumatisme et mourir plus tard, ou voir sa capacité de migrer et de se reproduire diminuée.
Tomber dans l’eau ne signifie pas tomber sans danger
Certains croient qu’il est sécuritaire de soulever un saumon parce qu’en cas de chute, il retombera dans la rivière. Ce raisonnement est faux lorsque l’eau est peu profonde. Quelques centimètres d’eau ne suffisent pas nécessairement à amortir le poids et la vitesse d’un saumon qui tombe. Le poisson peut traverser la faible colonne d’eau et frapper directement les pierres ou le fond.
Plus il est tenu haut, plus l’impact risque d’être violent.
La meilleure prévention consiste à ne jamais le soulever. Il devrait être manipulé près de l’épuisette, horizontalement et entièrement immergé, dans une profondeur suffisante pour qu’il ne puisse pas heurter le fond s’il se débat.
Le mucus protecteur doit aussi être préservé
Le corps du saumon est recouvert d’une couche de mucus qui participe à sa protection contre les bactéries, les champignons, certains parasites et les abrasions. Des mains sèches, une prise trop serrée ou le contact avec le sable, les roches ou le fond d’une embarcation peuvent retirer une partie de cette protection.
Ces dommages ne provoquent pas nécessairement une mortalité immédiate. Ils peuvent cependant augmenter la vulnérabilité du poisson aux infections au cours des jours suivants.
Il faut donc toujours mouiller ses mains avant de toucher le saumon, réduire la manipulation au minimum et ne jamais le déposer sur le sol.

Protocole de remise à l’eau responsable
Avant de pêcher
Vérifiez la température de l’eau. Utilisez un équipement suffisamment puissant pour éviter un combat inutilement long. Préparez l’épuisette, les pinces et, lorsque cela est absolument nécessaire, la caméra avant que le poisson arrive.
Décidez à l’avance que le saumon ne sera pas sorti de l’eau.
Pendant le combat
Maintenez une pression constante et suffisante. Évitez de prolonger le combat pour le plaisir. Dirigez le saumon vers un endroit sécuritaire, suffisamment profond et exempt de roches sur lesquelles il pourrait tomber.
Dans l’épuisette
Utilisez une épuisette à filet sans nœuds ou caoutchouté. Gardez le filet dans l’eau. Mouillez vos mains avant tout contact.
Retirez la mouche pendant que la tête et les branchies demeurent entièrement immergées. Lorsque son retrait risque d’occasionner des dommages importants, coupez la mouche ou le bas de ligne.
Pour une photographie
Gardez le saumon entièrement dans l’eau. Soutenez-le doucement à l’horizontale, sans serrer son abdomen et sans toucher ses branchies.
Ne le transportez pas vers un meilleur arrière-plan. Ne reprenez pas plusieurs fois la photographie.
Lorsque l’image ne peut pas être prise correctement et rapidement, renoncez-y.
Au moment du départ
Maintenez le saumon droit dans une eau suffisamment profonde, face à un courant modéré. Évitez les mouvements répétés d’avant en arrière.
Laissez-le ventiler normalement ses branchies et partir de lui-même lorsqu’il est stable.
Ne le lancez pas et ne le poussez pas brusquement.
Conclusion
La science ne permet pas d’affirmer que chaque saumon sorti de l’eau mourra.
Elle permet cependant d’affirmer que l’exposition à l’air ajoute un stress réel, inutile et évitable à un poisson déjà éprouvé par le combat.
Les conséquences possibles comprennent une perturbation de la respiration, une aggravation de l’acidose, une récupération prolongée, une mortalité différée, une modification du comportement migratoire, une diminution du succès reproducteur, une vulnérabilité accrue aux infections et des effets possibles sur la progéniture.
À cela s’ajoutent les risques physiques liés à une mauvaise prise, à une chute sur les roches, à une eau trop peu profonde et à la perte du mucus protecteur.
La véritable preuve d’expérience n’est pas la capacité de tenir un saumon devant une caméra.
C’est la capacité de le manipuler avec suffisamment de respect pour qu’il n’ait jamais besoin de quitter l’eau.
Un saumon destiné à être remis à l’eau devrait rester dans l’eau.
La photographie n’est jamais plus importante que le poisson.
Le remettre à l’eau ne suffit pas : il faut lui donner les meilleures chances de survivre, de migrer et de frayer.
Une photo ne vaudra jamais le saumon!
Sources
[1] Ferguson, R. A. et Tufts, B. L. (1992). Physiological Effects of Brief Air Exposure in Exhaustively Exercised Rainbow Trout: Implications for Catch-and-Release Fisheries. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences, 49, 1157-1162. DOI : 10.1139/f92-129.
[2] Richard, A., Dionne, M., Wang, J. et Bernatchez, L. (2013). Does catch-and-release affect the mating system and individual reproductive success of wild Atlantic salmon? Molecular Ecology, 22, 187-200. DOI : 10.1111/mec.12102.
[3] Bouchard, R., Wellband, K., Lecomte, L., Bernatchez, L. et April, J. (2022). Effect of catch-and-release and temperature at release on reproductive success of Atlantic salmon in the Rimouski River, Québec, Canada. Fisheries Management and Ecology, 29, 888-896. DOI : 10.1111/fme.12590.
[4] Papatheodoulou, M. et coll. (2022). Simulated pre-spawning catch and release of wild Atlantic salmon results in faster fungal spread and opposing effects on female and male proxies of fecundity. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences, 79, 267-276. DOI : 10.1139/cjfas-2021-0089.
[5] Papatheodoulou, M., Metcalfe, N. B. et Killen, S. S. (2026). Simulated catch and release angling of Atlantic salmon before spawning alters activity, exploratory behaviour and aggression of offspring. Ecological Solutions and Evidence, 7, e70186. DOI : 10.1002/2688-8319.70186.
[6] Van Leeuwen, T. E. et coll. (2020). Mortality of Atlantic salmon after catch and release angling: assessment of a recreational Atlantic salmon fishery in a changing climate. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences, 77, 1518-1528. DOI : 10.1139/cjfas-2019-0400.
[7] Van Leeuwen, T. E., Keefe, D., Young, M. et Adams, B. (2024). Water temperature at the time of the catch-and-release event is a better predictor of survival in Atlantic salmon than acute water temperature changes before and after. Journal of Fish Biology, 104, 1623-1627. DOI : 10.1111/jfb.15667.
[8] Gouvernement du Québec (2026). Gestion réglementaire de la pêche au saumon selon la température des rivières.

























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