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Le Québec gère-t-il… ou achève-t-il son saumon ?

Vous voulez qu’on parle franchement ? Le bilan 2025 vient de sortir…et les résultats sont troublants. Au Québec, en 2024 et 2025, 11 rivières sont tombées sous les 100 saumons et dans ces 11, 7 sont sous les 50 saumons. (Moyenne de montaison de 2024 et 2025)


Ce ne sont plus des populations. Ce sont les derniers survivants. Et pourtant…on continue d’ouvrir. On continue de pêcher. On continue de se présenter comme des gestionnaires responsables.




Mais il y a pire.


Aucun véritable protocole lors des épisodes de chaleur. Aucune protection claire et systématique des refuges thermiques. On sait que l’eau chaude tue. On sait que le stress thermique fragilise les poissons. On sait que la remise à l’eau, dans ces conditions, peut être fatale. Et malgré tout…on laisse faire. Pourquoi ?


Parce que fermer, c’est perdre des revenus. Parce que ralentir l’activité, c’est fragiliser le modèle. Parce que ce système dépend directement de la pêche pour survivre.

On n’est plus dans la protection du saumon . On est dans la protection d’un modèle économique. Et ça, c’est un choix politique.


On parle de sensibilisation. On parle de bonnes pratiques. On parle de responsabilité individuelles. Mais pendant ce temps, les décisions structurantes ne sont pas prises.

Alors posons la vraie question : qui est le plus incohérent ? Le pêcheur qui agit dans un cadre qu’on lui autorise…ou les instances — fédération et ministère — qui maintiennent ce cadre même quand tous les indicateurs sont au rouge ? Parce qu’à ce niveau-là, ce n’est plus un manque d’information. Le bilan 2025 est clair.


C’est un manque de courage.

Tant qu’on financera la gestion du saumon avec son exploitation, il y aura un conflit d’intérêts.

Et tant qu’on refusera de fermer, même en situation critique, on ne fera pas de la conservation.

On organisera la disparition.




 
 
 

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